L’insoutenable inexistence de l’être dans l’attente de l’ultime sentence: Sombras nada más de Sergio Ramírez (Nicaragua)
Nathalie Besse
Recherches · 2014
doi:10.4000/cher.6097 (opens in a new tab)
We email you when a new notice or a question about this paper appears.
Abstract
Sombras nada más (2002) de l’écrivain nicaraguayen Sergio Ramírez se déroule au Nicaragua et relate les dernières heures d’Alirio Martinica, autrefois secrétaire privé du dictateur Somoza, qui est capturé par les sandinistes un mois avant le triomphe révolutionnaire du 19 juillet 1979. Il subit les interrogatoires d’un tribunal révolutionnaire improvisé, et se trouve dans l’attente d’un jugement populaire dont le verdict peut n’être autre que la mort. Nous verrons que ce compte à rebours de quarante-huit heures, au cœur duquel il devient plus que jamais cet « être-pour-la-mort », selon la formule d’Heidegger, qu’il incarne depuis le premier souffle, révèle une négation de son être qui semble « mort » avant l’heure. Qu’il se trouve face à lui-même et à son fatum, ou face aux révolutionnaires puis au peuple, il est par bien des aspects renvoyé à une forme d’impuissance et finalement d’inexistence.
Abstract licence: CC BY-NC-SA
Reads
Read by people on this page
None yet.
Checked or read by AI through naulon
None yet.
A person counts once a day per paper. We keep no cookie and no address: a reader is a hash that changes every day. Any month under five reads shows no number.
Are you an author?
Is this your paper?
Claim it to add your note and be paid when agents cite it. Free.