L’imaginaire des grands espaces américains: monde minéral, univers fluvial et cosmos végétal dans Los pasos perdidos d’Alejo Carpentier
Fabrice Parisot
Babel: Littératures Plurielles · 2019
doi:10.4000/babel.6558 (opens in a new tab)
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Abstract
Cet article propose une réflexion sur la manière dont le romancier cubain Alejo Carpentier envisage, dans son roman Los pasos perdidos, la représentation des grands espaces américains, notamment en ce qui concerne son monde minéral, fluvial et végétal. Prenant comme référent le cadre spatial du Venezuela, l’écrivain se livre à des descriptions qui mettent en valeur l’immensité, la beauté et le caractère grandiose de ce cosmos dont il s’attache à faire valoir l’aspect réellement merveilleux. Toutefois, ces descriptions, pourtant fruit de plusieurs voyages in situ, sont les mêmes que l’on peut lire dans les récits des Chroniqueurs des Indes ou des voyageurs des XVIIIe et XIXe siècles, tendant ainsi à faire ressortir que cet espace particulier, privilégié, est immuable.
Abstract licence: CC BY-NC-ND
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