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Premiers éléments de caractérisation génétique de l'alose du Rhône (Alosa fallax rhodanensis Roule, 1924)

LE CORRE M., LINHARES D., CASTRO F. and 3 more

Knowledge and Management of Aquatic Ecosystems · 1998

doi:10.1051/kmae:1998031 (opens in a new tab)

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Abstract

La systématique des deux espèces du genre Alosa (A. alosa Linné, 1758-grande alose- et A. fallax Lacépède, 1803 -alose feinte-) colonisant l'Atlantique-est et la Méditerranée reste encore confuse en l'absence de caractérisation génétique. En particulier, six sous-espèces ont été reconnues chez l'alose feinte uniquement à partir de critères morphométriques et méristiques. Parmi ces sous-espèces, l'une d'entre elles (Alosa fallax rhodanensis Roule, 1924 -alose du Rhône-) est inféodée au bassin méditerranéen français et notamment au fleuve Rhône. Les critères morphométriques et méristiques de ce taxon le rattachent sans équivoque à A. fallax. Cependant, son gabarit moyen et certaines de ses caractéristiques écologiques le rapprochent fortement d'A. alosa. Ainsi, pour connaître la véritable identité de l'alose du Rhône, une première caractérisation génétique a été entreprise à l'aide d'une analyse électrophorétique des protéines du foie (gel d'amidon) et du sang (isoélectrofocalisation) prélevées sur des échantillons d'adultes. Dans un premier temps, deux des loci les plus performants pour différencier les deux aloses atlantiques (MPI, Mannose Phosphate Isomérase et HBA, chaîne α de l'Hémoglobine) ont été utilisés. L'observation des fréquences allèliques montre que l'alose du Rhône semble appartenir à l'espèce A. fallax. Dans un deuxième temps, un troisième locus (ADH, Alcool Déshydrogénase) a été utilisé car il a été reconnu comme permettant de discriminer les populations d'alose feinte du Portugal. L'expression de sa fréquence allèlique montre que la population du Rhône resterait proche de celle des fleuves du nord du Portugal. Ces premiers résultats sont discutés en fonction des récentes études génétiques réalisées sur les aloses de l'Atlantique. Elles montrent que, compte tenu du caractère particulier de ce taxon, sa caractérisation génétique doit être complétée et approfondie.

Abstract licence: CC BY-ND

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